Un balcon lozérien avec vue imprenable sur l’Ardèche

Petite route secrète… Lors de mon périple autour de l’Ardèche jeudi dernier, j’ai découvert une route dont j’ignorai l’existence. Il faut dire qu’elle est officiellement sur le territoire de la Lozère, suivant la limite entre les 2 départements et s’élevant progressivement au dessus de la vallée de la Borne, merveille naturelle, sauvage et préservée.

Arrivé aux confins de l’Ardèche, à Sainte Marguerite la Figère, on franchit l’étroit pont qui enjambe cette rivière cévenole avant qu’elle ne se jette dans le Chassezac quelques mètres plus loin. Puis, à la faveur d’un sérieux coup de guidon à droite, on attaque une longue, très longue remontée en direction de la Bastide-Puylaurent par une route étroite et sauvage qui permet d’admirer le piémont cévenol ardéchois.

Cette route dont les pourcentages ne sont jamais très forts est un enchantement. Elle serpente sous les châtaigniers qui laissent place aux hêtres et aux conifères au delà de 900 m d’altitude. A l’approche du sommet, l’horizon s’ouvre progressivement et permet de contempler les contre-forts du plateau schisteux de Montselgues, jauni par la couleur des genets en fleur.

A mi pente, on longe la retenue du barrage de Roujanel dont émerge tout juste l’ancien pont enjambant le ruisseau du même nom.

En 20 kilomètres, vous ne traverserez que 2 hameaux, Les Beaumes, puis Alzons, aux maisons cossues et trapues surmontées pour certaines d’un robuste toits de lauzes typiquement cévenol.

Cette route, alternative à la montée de Teste Rouge pour rejoindre le plateau de Montselgues est un balcon lozérien avec vue imprenable sur l’Ardèche.

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