3000 kms au guidon du GTR Evo

Déjà plus de 3000 kms parcourus au guidon de l’Axxome GTR Evo avec plusieurs sorties au delà des 250 kms dont une de 450 lors de la reconnaissance du parcours du prochain Bordeaux Paris. Ces 2 premiers mois m’auront donc permis de prendre la mesure du potentiel du fleuron de la marque Origine Cycles équipé des roues Prymahl.

Après les Axxomes 250, 350 et GT, le GTR Evo est donc mon 4e vélo issu de l’usine de Somain (59). Les 3 premiers m’avaient conquis pour leur facilité de prise en main et leur confort qui ne sacrifiait rien à la rigidité et au dynamisme du vélo.

En passant au GTR Evo, je faisais un choix risqué d’opter pour un cadre présenté avant tout comme un pur sang alors que ma pratique des longues distances m’oriente davantage vers la recherche du confort. Monté avec les roues carbone de la marque nordiste, les Prymahl Orion C35 Pro, je me retrouve avec un vélo qui, sur le papier, est donc plutôt taillé pour les amateurs de critériums que pour les baroudeurs au long cours. Je me suis néanmoins assez facilement laisser convaincre par Rémi Lefèvre que ce GTR Evo pouvait, malgré les apparences, se montrer à la hauteur de mes attentes et de mes objectifs.

Force est de constater que Rémi avait vu juste comme en attestent ces 3000 premiers kilomètres au cours desquels j’ai parfaitement apprivoisé la bête !

Contrairement aux précédents Axxomes avec lesquels j’ai pu rouler, on sent immédiatement que la rigidité est LA principale caractéristique du GTR Evo. Dès les premiers coups de pédales, c’est elle que l’on perçoit immédiatement.

Le GTR Evo a vraiment du caractère. Il est vif, réactif et ne bronche pas quand on cherche à libérer le maximum de puissance que l’on a en réserve ! Les relances sur le plat sont franches et lorsque l’on se met en danseuse dans les bosses, on a une délicieuse impression de bondir vers l’avant.

Avec un tempérament aussi joueur, le revers de la médaille peut-être terrible dès que l’on a épuisé l’énergie nécessaire à entretenir le dynamisme d’un tel joujou. Et bien là grande force du GTR Evo et des ingénieurs de Origine est d’avoir réussi à faire en sorte que le vélo ne s’impose jamais à son « pilote ». Autant on se régale à relancer, autant on savoure cette force tranquille que procure le vélo quand on décide de passer sur un rythme de croisière et que les kilomètres défilent. Si le confort n’est pas ce qui marque en priorité lorsque l’on enfourche le GTR Evo, au fil des kilomètres, quand on commence à se dire qu’il serait prudent d’en garder sous la pédale, on retrouve ce qui a fait la réputation de ses prédécesseurs, à savoir une incroyable sensation de confort, même sur des revêtements dégradés comme j’ai pu en emprunter au cours de mes longues sorties sur certaines routes ardéchoises !

Ce confort peut toutefois être remis en cause par la pression des pneus. Personnellement, je roule exclusivement sur des Continental 4 Saisons en section de 25 et j’ai clairement noté des différences très nettes selon le niveau de gonflage. Le meilleurs compromis auquel je suis arrivé étant 4,5 bars à l’avant comme à l’arrière pour mes 72 kg. Au delà de 5 bars, j’ai clairement perdu de manière assez significative en confort sur la durée. Sur des sorties de 3 à 4 heures, ça passe, mais au delà de 5 heures, on commence à avoir l’impression que ça tape à chaque aspérité. J’envisage désormais de voir le gain que pourrait m’apporter l’option tubeless que je n’ai encore jamais utilisée sur route mais qui m’a convaincu en gravel. Ceci fera l’objet d’un prochain retour…

Ma configuration

Quelques sorties significatives

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